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Le blog du Master Banque et Finance Européennes, IAE Toulouse

Le blog du Master Banque et Finance Européennes, IAE Toulouse

Blog des étudiants du Master 2 Banque et Finance européennes de l'IAE Toulouse


L'aide chinoise ne sera pas sans compromis

Publié par France ESTANOVE sur 13 Novembre 2011, 18:00pm

Catégories : #Actualité Financière

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Cela était prévisible mais certains s’obstinaient à nier l’évidence : la Chine entend bien négocier sa participation au financement du FESF. Et les conditions d’aide financière à l’Europe énoncées par Pékin font déjà grincer des dents.

En l’occurrence la Chine entend bien faire pression sur les occidentaux en vue d’obtenir :

  • Le statut d’économie de marché à l’OMC : ce statut devrait lui être attribué en 2016 selon les termes de son adhésion à l’OMC en 2001. Mais la Chine souhaite avancer cette échéance, au grand dam des européens, car ce statut offrirait aux produits chinois un accès plus large au marché européen en les mettant à l’abri des clauses anti-dumping.
  • Davantage de poids au FMI. Précisément la Chine souhaite avoir plus d’influence dans les décisions prises par le FMI et demande l’incorporation du yuan au panier des DTS (Droits de Tirage Spéciaux). Depuis l’arrivée de la France à la gouvernance du G20, des séminaires ont eu lieu dans le but de remettre à plat le système monétaire international. En mars 2011 à Nankin le Président Sarkozy avait souhaité discuter de l’élargissement du panier des DTS mais la Chine ne semblait pas prête. En effet l’intégration du yuan aux DTS (composés du dollar, de l’euro, du yen et de la livre-sterling suivant des pondérations différentes) impliquerait la convertibilité totale de la monnaie et inévitablement son appréciation.
  • La levée de l’embargo européen sur les armes : héritage du massacre de Tian’anmen en 1989, cet embargo est vécu comme une humiliation par les dirigeants chinois.


Les Européens dénoncent un « chantage » et « une forme d’opportunisme » de la Chine qui profiterait de la crise de la dette en Europe pour imposer ses vues.

La riposte chinoise est tout aussi véhémente : "Nous sommes prêts à aider, mais nous ne sommes pas une association caritative", a dit une source, résumant la pensée des dirigeants chinois.

Affaire à suivre…

 

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