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Le blog du Master Banque et Finance Européennes, IAE Toulouse

Le blog du Master Banque et Finance Européennes, IAE Toulouse

Blog des étudiants du Master 2 Banque et Finance européennes de l'IAE Toulouse


Sommet de Bruxelles : un bis repetita ? ou pas ?

Publié par France ESTANOVE sur 9 Décembre 2011, 17:10pm

Catégories : #Actualité Financière

Sommet-Bruxelles-decembre.jpg

A croire que les sommets de Bruxelles se suivent et se ressemblent.
Le 28 octobre 11 le master BFE publiait cet article : Bilan du sommet de Bruxelles : euphorie ou scepticisme?
Les 8-9 décembre 11 : nouveau sommet, nouveau bilan. La question mérite à nouveau d’être posée : euphorie ou scepticisme ?

D’un côté nous avons les optimistes : M. Herman Van Rompuy, président du conseil européen, Mme Merkel, M. Sarkozy, ainsi que les 15 autres chefs de gouvernement membres de la zone euro, plus 12 autres pays de l’UE hors Euroland, moins la Grande-Bretagne qui a boudé l’accord de principe visant à rédiger un nouveau traité intergouvernemental. Moins 3 car Hongrie, Suède et République Tchèque, légèrement frileuses sur les bords préfèrent attendre la consultation de leur parlement avant de s’engager. Plus 1, éventuellement, si le nouvel adhérent du club UE, la Croatie se dit favorable au traité.
En substance et pour simplifier le traité intergouvernemental vise à établir un pacte de stabilité budgétaire au sein de l’Union Européenne. « Oui mais bon, nous avons déjà Maastricht !» vous exclamez-vous avec méfiance. Certes. Cette fois il est question de règle d’or, en vertu de laquelle les pays s’engagent à tendre vers l’équilibre budgétaire (donc à respecter Maastricht…). Ne pas se conformer à cette règle ce serait s’exposer à des sanctions dont le degré de sévérité reste à définir. Il s’agissait aussi de faire valider les budgets nationaux devant la Commission Européenne qui aurait disposé d’un réel pouvoir de coercition. Finalement les ardeurs de l’Allemagne ont été quelque peu tempérées puisque le traité de Lisbonne ne sera pas modifié et que par conséquent la Commission Européenne n’aura qu’un droit de regard avant examen des budgets par les Parlements nationaux.

Les sceptiques quant à eux sont dans cet état non pas à cause d’un manque d’inventivité de la part de nos dirigeants européens, mais parce qu’ils n’ont pas vu briller la lumière côté BCE. En effet si le Conseil des Gouverneurs de la BCE a décidé d’assouplir fortement les conditions de refinancement des banques (baisse du taux directeur à 1%, allongement des échéances de prêt à 3 ans, nouveaux titres éligibles pour leur prise en pension), M. Draghi s’est montré catégorique sur le fait qu’il n’y aura pas de quantitative easing en Europe (QE = planche à billets américaine).

Concluons sur une fausse note. Grégori VOLOKHINE, Président de Meeschaert Capital Markets à New York, intervenant à l’antenne de BFM Business, s’inquiète de la défiance des banques américaines à l’égard de leurs homologues européennes. Pire que d’accepter de prêter les institutions financières US se débarrassent de leurs dettes européennes : récemment 67% de la dette de BNP Paribas et 89% de celle de la SocGen détenue outre atlantique ont été vendues.


Sources :

 

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