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Le blog du Master Banque et Finance Européennes, IAE Toulouse

Le blog du Master Banque et Finance Européennes, IAE Toulouse

Blog des étudiants du Master 2 Banque et Finance européennes de l'IAE Toulouse


Interview de Jean-Pierre Andriès

Publié par Master BFE sur 4 Mars 2013, 22:49pm

Catégories : #Interviews

 

 

1-   Jean-Pierre Andriès, intervenant en gestion de patrimoine, a accordé une interview au Blog du master BFE.


          1- Bonjour, pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours professionnel ?

 

Bonjour, je suis Jean-Pierre Andriès, retraité depuis 4 ans de la Société Générale après y avoir réalisé toute ma carrière. J’ai débuté dans une agence à Clermont-Ferrand sur le marché des particuliers. Après 21 ans passés en Auvergne, j’ai eu la sensation de  plafonner dans mon métier et ma motivation n’était plus la même. Suite à une décision familiale, j’ai accepté d’intégrer le Centre de Formation du personnel de la Société Générale situé à Lyon et ainsi faire profiter de mon expérience des stagiaires pendant quelques années. Par la suite, je suis devenu Conseiller en Gestion de Patrimoine, un métier passionnant que j’ai respectivement exercé à Albi, puis à Pau et enfin sur Toulouse et ses environs.

 

2-     2- Pouvez-vous définir avec plus de précision votre métier ?

 

Mon métier consistait à proposer des montages juridiques, des conseils fiscaux et la souscription de produits financiers dont mes clients avaient besoin. Ma mission consistait à écouter leurs préoccupations pour ensuite proposer des solutions personnalisées; mais l’atteinte des objectifs quantitatifs n’a jamais été ma priorité. Durant toute ma carrière, je me suis refusé de me considérer uniquement comme un « vendeur » mais avant tout comme un conseiller ! Un métier complet où le client est au centre des attentions.

 

3  3- Aujourd’hui, comment se comporte le marché de l’emploi dans votre secteur d’activité ?

 

Il est clair que le marché de l’emploi est plus fermé qu’il y a quelques années. Malgré tout, les banques doivent remplacer une génération dans le réseau commercial et les opportunités y sont réelles. Ensuite, si je devais porter un regard sur mon métier en 2013, je dirais qu’il est bien plus difficile qu’à mes débuts. D’une part à cause de l’instauration des objectifs obligeant parfois à mettre le conseil au second plan et d’autre part à cause des mutations que le marché a connues depuis ces dernières années. Il y a 15 ans, le métier de Conseiller en Gestion de Patrimoine en était à ses prémisses alors qu’aujourd’hui la concurrence y est bien plus présente. En effet, de nouveaux concurrents sont apparus comme par exemple les compagnies d’assurance qui se sont mises à vendre de l’assurance-vie en plus de la prévoyance traditionnelle ainsi que les Conseillers en Gestion de Patrimoine Indépendants  plus proches de leurs clients compte tenu de la taille de leur portefeuille. Enfin et plus étonnant, la création des cellules régionales ou nationales de Gestion Privée et/ ou de Fortune, s’adressant à des clients à partir de 2 ou 3 millions d’euros de patrimoine financier, nous a enlevé une substance importante de travail. Il n’en reste pas moins un métier passionnant pour des gens passionnés.

 

4-  4- Quels conseils donneriez-vous aux jeunes diplômés souhaitant entreprendre le même parcours que vous ? Et les pièges à éviter ?

 

Le plus important, c’est de ne pas vouloir griller les étapes. Il y a beaucoup de concurrence entre les jeunes diplômés pour un même poste. Il faut parfois se résoudre à accepter une proposition inférieure à ce que l’on désirait. Dès lors, il faut que le jeune diplômé montre sa personnalité et son potentiel pour prouver qu’il mérite davantage.

 

5-    5- Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à donner des cours à des étudiants en plus d’une vie professionnelle bien remplie ?

 

Suite à mon départ à la retraite il y a 4 ans, j’ai souhaité continuer à m’investir et surtout m’obliger à maintenir et à actualiser en permanence mon  niveau de connaissances en Gestion de Patrimoine. C’est toujours un plaisir d’essayer de transmettre son expérience à des étudiants et pourquoi pas leur donner envie de s’orienter vers ce métier.

 

6- Un master pluridisciplinaire peut-il être un avantage en vue d’une insertion professionnelle dans une conjoncture morose ?

 

Selon moi, un master comme celui-ci est un avantage dans la conjoncture actuelle. Même si les opportunités d ‘emplois sont  plus rares, le secteur de la banque offre toujours un panel de métiers très larges appelant de multiples compétences. Un master pluridisciplinaire permet de répondre à un maximum d’opportunités. Par contre, si l’étudiant souhaite s’orienter vers un métier en particulier, il ne faut pas hésiter à faire une spécialisation pour se donner le plus de chance de réussite.

 

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