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Le blog du Master Banque et Finance Européennes, IAE Toulouse

Le blog du Master Banque et Finance Européennes, IAE Toulouse

Blog des étudiants du Master 2 Banque et Finance européennes de l'IAE Toulouse


Interview de Jean-François Pistre

Publié par Master BFE sur 18 Mars 2013, 12:11pm

Catégories : #Interviews

1-      Jean-François Pistre, intervenant en gestion de Trésorerie, a accordé une interview au Blog du master BFE.

      1- Bonjour, pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours professionnel ?

Bonjour, je suis Jean-François PISTRE. A la suite d’un DESS Management financier et logistique informatique, je suis rentré au Crédit Agricole à Toulouse au service formation en tant que formateur. Après une année, j’ai intégré le service comptabilité puis le middle office au sein de la même banque. Cela fait maintenant dix ans que je travaille à la gestion financière de la caisse régionale de Toulouse. J’ai tour à tour travaillé sur des postes en ALM (Asset and Liability Management ; Gestion Actif-Passif) et en gestion de trésorerie avant de prendre la direction du service. Aujourd’hui, je suis responsable de la gestion financière pour deux caisses régionales : le Crédit de Toulouse31 d’une part et le Crédit Agricole de Nord Midi-Pyrénées d’autre part (qui regroupe le Tarn, le Tarn et Garonne, le Lot et l’Aveyron), qui travaillent en coopération sur ce domaine.


2-     2- Pouvez-vous définir avec plus de précision votre métier ?

Je suis responsable du service de la gestion financière de deux caisses régionales. Au Crédit Agricole, ce service possède trois métiers bien distincts. Le premier est celui de la gestion de la trésorerie long terme de la caisse régionale (excédent de trésorerie provenant des fonds propres). Les placements sont effectués sur un horizon d’investissement à long terme sur tout types de marchés : action, obligation, diversifié, alternatif, etc. Le deuxième métier concerne la gestion Actif-Passif qui traite principalement des risques de taux et de liquidité. Enfin, le Front-Office regroupe les opérationnels qui sont en charge de négocier puis de passer les opérations sur le marché.


3-  3- Aujourd’hui, comment se comporte le marché de l’emploi dans votre secteur d’activité ?

Dans le secteur de la banque et la finance, il est clair que les effectifs de la plupart des établissements sont en diminution mais les mutations du marché font apparaitre des niches d’emplois. Par exemple, la mise en place du dispositif Bâle III a fait apparaitre un besoin pour les banques et cela pour plusieurs années. Donc d’un point de vue général, le marché de l’emploi souffre mais les jeunes diplômés ne doivent pas se décourager et être à l’écoute du marché.


4- Quels conseils donneriez-vous aux jeunes diplômés souhaitant entreprendre le même parcours que vous ? Et les pièges à éviter ?

L’étudiant ne doit pas oublier qu’en sortant du master, il se trouve n’être qu’un « débutant » sans que le mot soit péjoratif bien au contraire. Tant bien même ces cinq années d’étude, il doit être capable de faire ses preuves et gravir les échelons. Par expérience, le master BFE est une excellente formation et permet à ces étudiants de progresser rapidement, en prouvant leurs capacités et leurs potentiels par le travail. Les plus ambitieux ne doivent pas hésiter à changer de métier et de région pour progresser encore plus vite.


5-     5- Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à donner des cours à des étudiants en plus d’une vie professionnelle bien remplie ?

J’ai rapidement eu l’opportunité de donner des cours à des étudiants au cours de ma carrière. A l’époque, je travaillais dans la seule salle de marché de la région et j’ai été démarché par l’Université de Toulouse pour donner un cours sur les  « marchés financiers ». J’ai accepté et l’expérience m’a beaucoup plu d’autant plus que j’ai commencé ma vie professionnelle en tant que formateur au Crédit Agricole. Parallèlement, j’ai par la suite donné des cours à l’IFCAM (centre de formation du groupe Crédit Agricole), et dans plusieurs établissements à Toulouse (Ecole de Commerce, Ecole d’Ingénieur, Université) et même à l’étranger. J’ai maintenu ce rythme éreintant pendant des années, mais depuis quelques temps les contraintes professionnelles m’ont obligé à réduire le nombre de mes interventions. Le Master BFE fait parti des cours que j’ai maintenu.


6- 6- Un master pluridisciplinaire peut-il être un avantage en vue d’une insertion professionnelle dans une conjoncture morose ?

En ce qui concerne la gestion financière, je pense que le master BFE est un avantage. Des étudiants avec des compétences aussi diversifiées en analyse financière, ALM ou encore le contrôle de gestion sont appréciées des recruteurs. Dans ce secteur, un master pluridisciplinaire est une aubaine et l’étudiant ne doit pas hésiter à valoriser toutes ses connaissances. La finance de marché, quant à elle, recherche des profils différents avec des étudiants dotés d’une forte spécialisation.

 

 

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