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Le blog du Master Banque et Finance Européennes, IAE Toulouse

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Blog des étudiants du Master 2 Banque et Finance européennes de l'IAE Toulouse


« Hedge funds » : les gagnants de 2013

Publié par Les Echos sur 10 Janvier 2014, 06:00am

Catégories : #Actualité Financière

Les meilleures performances ont été réalisées par les fonds opérant sur les actions, et notamment les activistes.
Les autres gestionnaires ont eu bien plus de mal à naviguer entre les écueils d'une année de transition déroutante.

 

les performances de hedge funds en 2013

 

2013, première année sans nouvelle crise majeure, n'a pas été pour autant exempte de pièges, surprises et rebondissements pour la communauté des « hedge funds ». Leur performance moyenne de 9 % masque de fortes disparités entre leurs stratégies gagnantes et perdantes. Celles orientées sur les actions, qui ont le plus collecté, ont terminé largement en tête mais derrière celles des grands indices boursiers : cet écart mesure la prudence des gestionnaires et leur recours à la couverture, qui explique qu'ils gagnent moins quand les Bourses montent mais perdent moins en cas de problème.

Grâce à quelques paris forts et concentrés sur des grandes valeurs, les gérants activistes opportunistes ont connu une bonne année. Ainsi, David Einhorn de Greenlight enregistre un gain d'environ 20 % grâce à une poignée de valeurs (Marvell, Micron, Vodafone, General Motors…). Le gestionnaire a été en revanche pénalisé par son investissement sur l'or, qui a perdu près de 30 % en 2013. Son confrère Dan Loeb, de Third Point, a gagné 25 % du fait, notamment, de ses placements sur les titres Nokia, Yahoo!, American International Group, ou Sotheby's.

 

 

 

Profiter de l'envolée de Wall Street

En revanche, sur les autres classes d'actifs comme le crédit, l'année a été bien moins porteuse, avec des exceptions comme les spécialistes des titres décotés de sociétés ou pays en difficulté (« distressed »), tel le fonds Elliott, qui gagne plus de 12 %. « Les revirements de marchés, les anomalies dans les valorisations et les corrélations inhabituelles entre classes d'actifs ont sérieusement compliqué la tâche des gestionnaires opérant sur le suivi de tendance (CTA) et des "global macro" [investis sur tous les marchés, NDLR]. Ils ne sont parvenus à limiter les dégâts que grâce à leurs investissements sur les actions », résume la société Lyxor. Le plus grand fonds alternatif au monde, Bridgewater, qui gère 120 milliards de dollars selon l'approche « global macro », a enregistré une performance de l'ordre de 5 %. Décevant au regard de ses rendements passés mais plus qu'honorable selon certains investisseurs qui pointent les difficultés extraordinaires des fonds de grande taille à être très performants. Le fonds Pure Alpha II de la société dispose de 60 milliards de dollars de capitaux.

Les autres « hedge funds » comme Brevan Howard ou BlueCrest ont aussi connu des difficultés liées notamment à la remontée des taux d'intérêt. C'est la raison pour laquelle BlueCrest de Michael Platt a décidé de se développer massivement sur les actions pour profiter de l'envolée de Wall Street et diversifier ses sources de revenus. Il a recruté pas moins de 25 gérants de premier plan, indique Bloomberg. Le « hedge fund » de 35 milliards de dollars, surtout réputé sur les obligations et matières premières, veut concurrencer les grands gérants actions comme Lansdowne ou Millennium. Il a notamment débauché des professionnels de SAC Capital, le fonds de Steve Cohen, au centre de la plus grande affaire de délit d'initié impliquant un « hedge fund ».

Avertissements

Dans le contexte très particulier dans lequel il a évolué, le gain de plus de 20 % de SAC Capital est une prouesse. Etant interdit de gérer l'argent de clients externes, Steve Cohen va, comme beaucoup d'autres, transformer son fonds en « family office », disposant de près de 10 milliards de dollars. Sa capacité d'influence ne sera pas pour autant amoindrie comme en témoigne l'attention constante portée au plus célèbre des retraités du secteur, George Soros, presque aussi écouté et redouté que s'il était encore en fonction. Le « family office » du financier hongrois, qui pèse plus de 25 milliards de dollars, vient d'ailleurs de mettre sérieusement en doute la Chine et d'alerter sur le risque d'éclatement de bulle. Un avertissement qui suit celui de James Chanos, le plus célèbre des vendeurs à découvert, et qui agite toute la communauté financière, laquelle s'interroge : le fonds de Soros a-t-il joint le geste à la parole et commencé à vendre à découvert la Bourse de Shanghai ?

Source: Les Echos, par Nessim Ait-Kacimi, 10/01/2014.

 

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